Plusieurs méthodes sans coût existent pour mesurer une inclinaison. Mais il existe des appareils qui permettent d’évaluer la pente beaucoup plus rapidement et précisément. Détaillons ici quelques possibilités :

#1 La méthode bricoleur : avec les bâtons

Faites une empreinte avec votre bâton dans le sens de la pente. Ensuite joignez vos deux bâtons de façon à former un triangle avec l’empreinte au sol, dans un plan vertical. Il s’agit d’un triangle équilatéral, et si on revoit nos cours de collège, ses angles sont de 60°. Du coup, si vous vous trouvez sur une pente de 30°, le bâton que vous tenez face à vous sera à la verticale (30° + 60° = 90°) ! Comme vous le savez sûrement, 30° est un seuil d’inclinaison critique pour le risque avalancheux. Cette méthode permet facilement de savoir si on se situe au-dessus ou en-dessous.

Avantages : Gratuit. Permet d’être vite fixé sur le seuil des 30°.

Inconvénients : Ne permet pas de mesurer les autres inclinaisons, ou alors « à la louche ».

 

#2 La méthode geek : avec le smartphone

La plupart des smartphones sont équipés d’un accéléromètre. Celui-ci permet de connaître l’inclinaison de votre smartphone. C’est lui qui vous permet de regarder vos photos en mode portait ou paysage. D’ailleurs ça ne tourne jamais comme on veut. Bref cet accéléromètre est utilisé par diverses applications qui peuvent vous permettre de connaître l’inclinaison de votre smartphone.

Plusieurs applications existent sur iPhone, Android et Windows Phone. Certaines gratuites, d’autres payantes, mais la majorité se révèle peu adaptées à l’usage en montagne. A vous de faire votre marché…

Comment ça s’utilise ? Placez votre ski dans le sens de la pente, et positionnez votre smartphone à plat dessus.

Avantages : Gratuit ou presque. Relativement précis si bonne appli.

Inconvénients : Laborieux à utiliser en situation. Fragilité du smartphone face au froid et à la neige. Doit se faire sans gants pour l’écran tactile.

 

#3 La méthode inspecteur gadget : le clinomètre digital

Aussi appelé « inclinomètre », cet appareil est très utilisé par les architectes, géologues etc… Une version a été développée par la marque PIEPS pour être fixée sur un bâton de ski, disponible sur divers sites marchands.

Comment ça s’utilise ? Posez votre bâton dans le sens de la pente. Appuyez sur « ON ». Vous avez votre mesure.

Avantages : Le plus pratique. Le plus précis.

Inconvénients : Ca frise la soixantaine d’euros… Et il n’est pas possible de changer la pile sans avoir à l’ouvrir (quelles répercussions sur l’étanchéité ?). Pour l’instant la pile du mien est encore en vie.

 

#4 L’entre-deux : le clinomètre à bille

Je suis tombé sur ce produit de chez Backcountry Access, d’autres marques font des modèles similaires. On peut imaginer de pouvoir le fixer sur un bâton. Sans électronique, c’est un modèle qui peut vous durer longtemps.

Avantages : Théoriquement inusable. Moins cher que la version digitale.

Inconvénients : Ne mesure pas au delà de 60° (mais bon qui skie du 60°?). Plus encombrant que la version digitale.

 

En résumé : si vous avez 60€ à dépenser ou si vous avez des proches qui vous font des cadeaux avisés, le clinomètre digital de chez Pieps est le plus pratique à utiliser en situation. Sinon, un clinomètre à bille fera l’affaire. Quant au smartphone, c’est vraiment la solution de dépannage. Et puis pour la méthode des bâtons, disons que c’est suffisant pour savoir si on est au-dessus ou en-dessous de 30°, mais rien de plus.

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